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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 10:53

ابو عبد الله المازري المالكي

 

Al Imâm Shams Ud Dîn Ibn Khallikân (rahimahu Llâh) a dit sur lui :

 

« Abû 'Abdi Llâh Muhammad Ibn 'Alî Ibn 'Umar Ibn Muhammad At Tamîmî Al Mâzirî fut un savant issu de l'école juridique de Mâlik et l'une des personnes les plus réputées de son époque dans le domaine du 'Ilm Ul Hadîth et dans la manière avec laquelle il enseigna cette discipline.

 

Il écrivit un très bon commentaire du Sahîh Muslim qu'il intitula Kitâb Ul Mu'lim bi Fawâ°id Kitâbi Muslim. Ce travail servira d'ailleurs de base pour le Qâdî 'Iyâd dans la réalisation de son Al Ikmâl, qui est en réalité un complément de l'ouvrage de Al Mâzirî. [1] Il écrivit également un certains nombre d'ouvrages dans le domaine de la philologie et un livre intitulé Idâh Ul Mahsûl Fî Burhân Il °Usûl.

 

Ce savant si grandement distingué par ses talents et la profusion de ses connaissances, mourut à Al Mahdiyyah [dans la province de Tûnis] le 18 Rabî' Ul Awwal de l'an 536 de l'Hégire, âgé de 83 ans, et fut enterré à Al Munastîr. Certains disent qu'il mourut un Lundi, le deuxième jour du même mois cité.

 

Al Mâzirî signifie le fait de provenir de Mâzir, un village de l'île de Sicile [2]. » [3]  

 

Tâj Ud Dîn Ibn As Subkî : Al-Maziri était un ardent défenseur des positions de Al Ash'arî. [Tabaqât Ush Shâfi'iyyah Al Kubrâ°].  

 

Fin de citation.

 

Notes :

 

[1] Al Ikmâl est l'un des meilleurs commentaires du Sahîh Muslim. Al Imâm Muhyi Ddîn An Nawawî le cite abondamment dans son propre commentaire du Sahîh Muslim intitulé Al Minhaj.

 

[2] La Sicile fut musulmane jusqu'en 1090 de l'ère chrétienne.

 

[3] Wafayât Ul A'yân de l'Imâm Shams Ud Dîn Ibn Khallikân.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 19:40

 

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Al Imâm Al Hâjj Mâlik Ibn 'Uthmân Sih (rahimahu Llâh) a dit :

 

 

« L’auteur de h Ul Arwâh a aussi dit :  

 

« Le cheminent engagé dans la Voie d'Allâh doit observer quatre choses :

- Avoir une foi pure non entachée d’une quelconque innovation.
- Se repentir après quoi il évitera de retomber dans le péché.
- Régler ses contentieux avec ses prochains au point de ne plus être redevable envers personne.
- Acquérir en matière de Sharî'ah, un minimum de connaissances permettant de s’acquitter des obligations divines, puis, en matière de sciences de l’Au-delà, ce qui permettra d’espérer le salut. »

Fin de citation.

Sache que le Soufisme, comme l'a dit Ash Shaykh Zarrûq [1], a reçu 2000 définitions axées sur l’obligation de s’orienter sincèrement vers Allâh (ta 'âlâ). Mais cette orientation sincère vers Allâh ne peut-être valable que lorsqu’elle est conforme à ce qu’Allâh agrée (ta 'âlâ). Or, l’on ne conçoit cela sans condition. « Et Allâh ne saurait accepter de Ses créatures, la mécréance. »

Aussi, la consolidation de la foi demeure-t-elle fondamentale. « Si vous êtes reconnaissants, il vous agréera. »

Aussi est-il fondamental de mettre en pratique les enseignements de l’Islâm. Car point de Soufisme sans connaissance en fiqh, car c’est lui qui permet de connaître les prescriptions se rapportant aux pratiques exotériques édictées par Allâh.

Ainsi sans Soufisme, point de fiqh, car aucune action ne saurait être valable sans la sincérité et l’orientation (vers Allâh), qui, à leur tour, n’ont pas d’existence sans la foi. Car ni l’un, ni l’autre, ne se conçoit sans elle. Liées tels l’âme et le corps, elles vont de pair, et inversement. Comprends bien ! C’est dans ce sens que Mâlik Ibn Anas (radiya Llâhu 'anhu) a dit : « Soufisme sans connaissances en fiqh est hérésie ; et fiqh sans pratique du Soufisme est perversion. Celui qui réunit les deux est sur la bonne voie. » Je dis : le premier verse dans l’hérésie parce que croyant au déterminisme qui exclut le savoir et les prescriptions, tandis que le second verse dans la perversité, l’œuvre qu’il accomplit n’étant pas soutenue, ni par l’orientation vers Allâh propre à le mettre à l’abri de toute désobéissance à Allâh, ni par la sincérité, condition requise pour toute œuvre vouée à Allâh. Quant au troisième, il se conforme à la vérité parce que mettant en pratique la haqîqah en demeurant essentiellement attaché à La Vérité (Al Haqq : Allâh). Sachez-le donc bien.
» [2]


Fin de citation.

 

Notes :

 

[1] Dans son ouvrage intitulé Qawâ°id Ut Tasawwuf.

 

[2] Tiré du Kifâyat Ur Râghibîn de l'Imâm Al Hâjj Mâlik Ibn 'Uthmân Sih.


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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 20:37

 

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L'usage d'une mosquée est une condition obligatoire de la validité de la célébration de la prière du vendredi (salât ul jumû'ah).

 

Al Imâm Khalîl Ibn Is-hâq Al Jundî (rahimahu Llâh) a dit que parmi les conditions de la célébration de cette prière, il y a : « une mosquée construite composée d'une seule unité. » [1]

 

Et Al Imâm Abû Bakr Al Mawwâq Al Gharanâtî (rahimahu Llâh) a dit sur cela : « Selon Ibn Bashîr, l'usage d'une mosquée est une condition de validité. Selon Ibn Rushd, on ne peut pas célébrer la prière du vendredi en dehors d'une mosquée construite. Et Selon Al Bâjî, la mosquée en question doit être construite selon les normes d'une mosquée classique. » [2]

 

Précisons que c'est pour la célébration de la prière du vendredi que nous venons de mentionner l'obligation d'une mosquée, et non pour la prière du vendredi de chaque fidèle. Ainsi, si la prière du vendredi est célébrée officiellement dans une mosquée mais que celle-ci est trop petite pour accueillir tout les fidèles, il n'y a aucun mal à ce que certains prie aux abords de la mosquée.

 

Wa Llâhu a'lam.

 

Notes :

 

[1] Al Mukhtasar de l'Khalîl Ibn Is-hâq Al Jundî.

 

[2] At Tâj wa Al Iklîl li Mukhtasar Khalîl de l'Imâm Abû Bakr Al Mawwâq Al Gharanâtî.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 08:28

Il s'agit de l'Imâm Sa'îd Ibn Al Musayyib Ibn Hazn Ibn Abî Wahb Ibn 'Amrû Ibn '°idh Ibn 'Imrân Ibn Makhzûm (qu'Allâh lui fasse miséricorde). Il appartenait au clan des Makhzûm, l'une des branches de Quraysh et clan de la grand-mère paternelle du Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui). Son père Musayyib et son grand-père Hazn étaient des Sahâbah (radiya Llâhu 'anhumâ). En réalité, son père s'appelait Musayyab***

 

C'est pourquoi Sa'îd se définissait en tant que fils de Musayyib et non Ibn Al Musayyab et qu'il demandait aux gens de l'appeler comme. Que les gens agissent de la sorte le rendait heureux et il disait d'ailleurs :  « Qu'Allâh récompense celui qui prononce le nom de mon père " Musayyib ". » [Ibn Khallikân - Wafayât Ul A'yân].

 

Il naquit durant la troisième année du Califat de Sayyidunâ 'Umar Ibn Al Khattâb (radiya Llâhu 'anhu). Il fut un grand ami de l'Imâm 'Alî Zayn Ul 'Âbidîn Ibn Al Husayn Ibn 'Alî (radiya Llâhu 'anhum) et le beau-fils de Sayyidunâ Abû Hurayrah (radiya Llâhu 'anhu).

 

Il fut célèbre pour avoir été l'érudit de la génération des Tâbi'în de Médine et l'un des plus savants de son temps. Al Imâm Muhammad Ibn Shihâb Az Zuhrî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) le qualifia d'ailleurs de meilleur faqîh de son temps, tandis que l'Imâm Muhammad Ibn Yahyâ Ibn Hayyân (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit à son sujet : « Sa'îd Ibn Al Musayyib était le plus éminent des gens de Médine en son temps, bien supérieurs à eux tous dans la fatwâ. Il était surnommé à ce titre Faqîh Ul Fuqahâ (le juriste des juristes). » [Ibn Sa'd - Tabaqât Ul Kabîr].

 

Shams Ud Dîn Ibn Khallikân (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta aussi : « Az Zuhrî et Mak-hûl furent interrogé sur le juriste le plus érudit qu'ils n'eurent jamais rencontré, ils répondirent qu'il s'agissait de Sa'îd Ibn Al Musayyib. » [Wafayât Ul A'yân].

 

Il rencontra un grand nombre de Compagnons auprès desquels il se forma et acquit de riches et solides connaissances. Al Imâm Muhammad Ibn Sa'd (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « Lorsqu'on demanda à Az Zuhrî de qui Sa'îd Ibn Al Musayyib prit sa science, il répondit : « Zayd Ibn Thâbit. Il a également côtoyé Sa'd Ibn Abî Waqqâs, Ibn 'Abbâs et Ibn 'Umar et visité les épouses du Prophète (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) : 'Âïshah et Ummu Salama. Il écouta également 'Uthmân Ibn 'Affân, 'Alî, Suhayb et Muhammad Ibn Maslamah, et nombre de ses transmetteurs remontent à Abû Hurayrah, dont il épousa la fille. Il apprit de 'Umar et 'Uthmân et a dit à ce titre : « Personne n'a une meilleure connaissance des fatawâ° de 'Umar et 'Uthmân que moi. ». ». » [Ibn Sa'd - Tabaqât Ul Kabîr].

 

Et Ash Shaykh Muhammad Abû Zahrâ° (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit :  

   

 « Sa'îd se voua entièrement au fiqh et au hadîth. Il se souciait de connaître les jugements du Prophète (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) tout comme ceux des Califes en matière de récits traditionnels (al âthâr). Il ne pouvait donc que manifester dans ses récits la science du faqîh des Compagnons que fut 'Umar Ibn Al Khattâb, ayant vécu aux premiers temps du fiqh et de l'iftâ°, à une période où les frontières de l'Islâm s'étendaient et nécessitaient jurisprudence et interprétation juridique.

 

Dans de telles conditions, l'interprétation personnelle (ar râ°î) ne pouvait qu'avoir une importance considérable chez Ibn Al Musayyib, comme cela avait été le cas pour 'Umar concernant les questions non prévues par le Qur°ân et la Sunnah. Il était d'ailleurs connu pour son sérieux dans ce domaine, et c'est pourquoi on rapporte de lui que ses fatawâ° inspiraient aux autres la crainte et le respect [...]

 

C'est ainsi que cet Imâm des Fuqahâ de Médine à l'époque des Tâbi'în ne s'abstenait jamais d'émettre une fatwâ° si le besoin s'en faisait sentir, en l'appuyant sur une jurisprudence solidement fondée sur le Qur°ân et la Sunnah, ainsi que les jugements du Prophète (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) et des Califes Bien-Guidés. » [Târîkh Ul Madhâhib].

 

Il était extrêmement respecté, aussi bien par les gouverneurs, le savants ou le peuple. Al Imâm Abul Faraj Ibn Al Jawzî a dit : « Les gens le respectaient tellement qu'ils demandaient la permission d'entrer chez lui de la même manière qu'ils le faisaient pour les gouverneurs. » [Safwat Us Safwah]. Et Al Imâm Mâlik Ibn Anas (qu'Allâh lui fasse miséricorde) rapporta : « 'Umar Ibn 'Abd Il 'Azîz ne donnait pas une fatwâ tant qu'il n'avait pas consulté Sa'îd Ibn Al Musayyib. Un jour, il envoya quelqu'un un afin de lui demander quelque chose mais celui-ci [se trompa et] le convoqua [auprès de 'Umar Ibn 'Abd Il 'Azîz]. Il vint alors et entra [auprès de 'Umar Ibn 'Abd Il 'Azîz]. C'est alors que 'Umar lui dit : « Le messager s'est trompé. Nous l'avons seulement envoyé afin d'interroger ton assemblée. ». » [Ibn Sa'd - Tabaqât Ul Kabîr].

 

Sa sagacité et son érudition marqueront fortement l'esprit de l'Imâm Mâlik Ibn Anas (qu'Allâh lui fasse miséricorde) et ainsi de son Madh-hab et ses adeptes. Il était un véritable savant, doué de scrupule et d'une pratique religieuse irréprochable. Il vénérait tellement le Prophète (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) qu'il ne relatait jamais une de ses paroles en étant allongé, même s'il était malade et souffrant. Al Hâjj Burd, l'esclave qu'il avait affranchit, relata aussi : « Durant 40 ans, on ne fit pas l'appel à la prière sans que Sa'îd ne se trouve à la mosquée. » [Ibn Al Jawzî - Safwat Us Safwah]. Sa'îd Ibn Al Musayyib confia : « Durant 50 ans, je n'ai jamais manqué le premier takbîr d'intronisation en prière (takbirat ul ihrâm), ni vu la nuque de quelqu'un durant la prière. » [Ibn Khallikân - Wafayât Ul A'yân]. Et l'un de ses proches rapporta : « Sa'îd Ibn Al Musayyib a accompli la prière de l'aube (salât us subh) avec les ablutions du soir [et donc après avoir veillé toute la nuit] durant 50 ans. » [Ibn Al Jawzî - Safwat Us Safwah].

 

Il avait également coutume de dire : « Les gens sont tous sous la Miséricorde d'Allâh : ils font ce qu'ils veulent puis quand Allâh veut confondre un [mauvais] serviteur, Il l'écarte de Sa Miséricorde et la réalité de ce dernier se révèle alors à tous. » [Ibn Al Jawzî - Safwat Us Safwah]. Il disait aussi : « Ne dites pas un petit Coran ou une petite Mosquée, car tout ce qui est à Allâh est sublime et grand. » [Ibn Al Jawzî - Safwat Us Safwah] ; et aussi : « Les serviteurs ne s'honorent pas par une chose meilleure que l'obéissance à Allâh et ne s'humilent pas autant que par la désobéissance à Allâh. » [Ibn Al Jawzî - Safwat Us Safwah].

 

Tel fut la lumière des Tâbi'în et l'Imâm des Fuqahâ de son temps, Sayyidunâ Sa'îd Ibn Al Musayyib Ibn Hazn.

 

Al Imâm 'Abd Ul Hakam Ibn 'Abdi Llâh (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit sur sa mort : « Sa'îd Ibn Al Musayyib mourut à Médine en 94 AH à l'âge de 75 ans alors que Al Walîd Ibn 'Abd Il Malik était Calife. L'année durant laquelle Sa'id mourut fut appelée l'année des Fuqahâ, car un grand nombre de juristes moururent lors de cette année. » [Ibn Sa'd - Tabaqât Ul Kabîr].

 

Qu'Allâh l'agrée et lui fasse miséricorde. Qu'Allâh illumine sa tombe et en fasse un jardin du Paradis, le réssuscite en position de gloire et lui accorde le Firdaws Ul A'lâ. Allâhumma Âmîn.

 

Notes :

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 18:27

ابو الوليد سليمان ابن خلف الباجي

 

Il s'agit de l'Imâm Abul Walîd Sulaymân Ibn Khalaf Ibn Sa'dun Ibn Ayyûb Al Bâjî At Tujîbî Al Ash'arî Al Mâlikî, connu sous le nom de Abul Walîd Al Bâjî.

Il naquit dans la ville de Bâjah, près de Séville, en 403 de l'Hégire. Il étudia auprès des plus grands savants d'Al Andalus de son époque, comme par exemple l'Imâm Muhammad Ibn Ismâ'îl, l'Imâm Abû Muhammad Al Makkî, ou encore le Hâfiz Yûsuf Ibn 'Abd Il Barr (rahimahumu Llâh). En parallèle, il travaillait dans le domaine des orfèvres et comme gardien afin de subvenir à ses besoins quotidiens.

Il fit également le pélerinage à quatre reprises et profita de sa présence dans la terre sainte du Hijâz afin d'accroître sa science auprès du célèbre Imâm Abû Dharr Al Harawî, l'un des élèves du Hâfiz 'Umar Ad Dâraqutnî, durant une période de trois années. Puis il partit ensuite pour Baghdad (Irak), et appris - entre autres - de l'Imâm Abû Is-hâq Ash Shayrâzî et de l'Imâm Al Khatîb Al Baghdâdî. Il partit également dans la ville de Mossoul (Irak) où il apprit du Shaykh Ul Islâm Abû Bakr Ibn Al Bâqillânî et l'Imâm Abû Ja'far As Samnanî (rahimahumu Llâh).

C'est à travers toutes ces rencontres et cet apprentissage dans les grands centres scientifiques islamiques qu'il devint un grand spécialiste du Qur°ân, du hadîth, de la théologie via l'école ash'arite, de la jurisprudence et ses fondements via l'école malikite, de la poésie, de la logique et de la langue arabe. Il est d'ailleurs l'une des figures emblématiques de l'Islâm Sunnite d'Al Andalus et fut célèbre pour avoir gagné avec brio ses débats contre l'Imâm Ibn Hazm (rahimahu Llâh), ce qui conduira plus tard à la disparition totale de l'école zâhirite.

 

A ce titre, l'Imâm Ibn Hazm (rahimahu Llâh) a dit : « Si les Mâlikites ne possédaient que 'Abd Ul Wahhâb [Al Baghdâdî] et Al Bâjî, cela leur serait suffisant. » [1]


Il fut l'auteur de nombreux ouvrages, dont une longue exégèse du recueil de ahâdîth authentique Al Muwattâ° de l'Imâm Mâlik intitulée Al Istifâ' et un abrégé intitulé Al Muntaqâ. Il écrivit également Ihkam Ul Fusûl wal Ahkam Il Usûl, Sunan Ul Minhâj, Tartîb Ul Hajj, Sunan Us Sâlihîn, Tahqîq Ul Madh-hab, ou encore At Tasdîd ilâ Ma'rifat It Tawhîd.

 

Il laissa également un grand nombre de disciples, parmi lesquels se trouvent son fils Ahmad, ainsi que les Imâms Abû 'Abdi Llâh Al Humaydî, Abû Bakr At Turtushî, les deux Muhaddithîn Abû 'Alî Al Jayyânî et Abul Qâsim Al Ma'âfirî ainsi que le Qâdî Abû 'Abdi Llâh Ibn Bashîr (rahimahumu Llâh).

 

Et Al Qâdî Abû 'Alî Ibn Sakra (rahimahu Llâh) a dit à propos de l'Imâm Abul Walîd Al Bâjî : « Je n'ai jamais vu quelqu'un comme lui, ni rien s'approchant de son apparence, ni de sa prestance, ni de la valeur de ses assemblées. Il est l'un des Imâms des musulmans. » [2]


Il mourut en 474 de l'Hégire à Almeria (Al Marriyyah) ou il y est enterré.

 

Notes :

 

[1] Ad Dibâj de l'Imâm Abul Wafâ° Ibn Farhûn Al Qurtubî.

 

[2] Siyar A'lâm Un Nubalâ° du Hâfiz Adh Dhahabî.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 10:21

 

http://www.samsara-voyages.com/photos-ouzbekistan-voyage/boukhara.jpg

 

 

Au chapitre 40 du livre du divorce du Sahîh Al Bukhârî, intitulé :

 

 « Allâh (ta 'âlâ) dit : « Les femmes répudiées observeront un délai d'attente de trois périodes menstruelles ». » [1]

 

Al Imâm Muhammad Ibn Ismâ'îl Al Bukhârî (rahimahu Llâh) rapporta que Mu'ammar (rahimahu Llâh) a dit : « On peut dire que la femme entame une période menstruelle aussi bien lorsque les règles arrivent que lorsqu'elles s'achèvent. » [2]

 

Ash Shaykh Ul Islâm Ahmad Ibn Hajar Al 'Asqalânî (rahimahu Llâh) a dit : « Ce qu'il veut dire, c'est que le terme « al qurû'u - période menstruelle » peut s'appliquer soit aux règles, soit à la période de pureté [...] et cela est vrai. » [3]

 

Et Al Hâfiz 'Alî Ibn Khalaf Ibn Battâl Al Qurtubî (rahimahu Llâh) commenta les propos de Mu'ammar (rahimahu Llâh) en disant :  

 

« Les juristes ont divergé dans leur interprétation du mot qurû'u dans ce verset, et l'avis qui a prévalu est celui selon lequel on doit compter les périodes de pureté, ceci en raison du hadîth de Ibn 'Umar dans lequel le Prophète (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) lui a ordonné de divorcer pendant la période de pureté [de la femme].

 

Et Ibn 'Umar a dit dans ce hadîth : « Tel est le délai d'attente qu'Allâh a ordonné d'observer lorsqu'on divorce.  » [4]

 

Cela montre donc bien que le terme qur'u désigne la période de pureté, wa Allâhu a'lam. » [5]

 

Notes :

 

[1] Il s'agit du Verset 228 de la Sourate 2.

 

[2] Al Jâmi' Us Sahîh de l'Imâm Al Bukhârî.

 

[3] Fath Ul Bârî de l'Imâm Ibn Hajar Al 'Asqalânî.

 

[4] Al Imâm Al Bukhârî a dit : « J'ai entendu que Ismâ'îl Ibn 'Abdi Llâh a dit : « J'ai entendu Mâlik, d'après Nâfi', rapporter d'après 'Abdu Llâh Ibn 'Umar (qu'Allâh les agrée) : « Il répudia sa femme alors qu'elle avait ses menstrues, et ceci du vivant du Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam). 'Umar Ibn Al Khattâb interrogea le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) sur cela, et il lui répondit : « Qu'il la reprenne et qu'il la laisse jusqu'à ce qu'elle soit en état de pureté rituelle, puis qu'elle ait ses menstrues et soit de nouveau en état de pureté rituelle. C'est seulement après cela qu'il pourra, s'il le désire toujours, la divorcer ; et ce pendant son état de pureté rituelle et avant qu'il ne l'approche [sexuellement]. Tel est le délai d'attente qu'Allâh a ordonné d'observer lorsqu'on divorce. ». ». ». » [Hadîth 5251].

 

[5] Sharh Sahîh Al Bukhârî du Hâfiz 'Alî Ibn Khalaf Ibn Battâl Al Qurtubî.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 15:05

 

http://www.communes.com/actu/wp-content/uploads/2010/05/Eclair-orage.jpg

 

 

Concernant le passage coranique où Allâh (ta 'âlâ) dit : « Puis, quand Mûsâ se présenta à eux, nanti de Nos signes évidents, ils s'écrièrent : « Ce n'est là qu'une magie forgée de toutes pièces ! Nous n'avons jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres. » Mûsâ rétorqua : « Mon Seigneur sait mieux que personne qui a reçu de Lui la bonne direction et qui aura le séjour éternel, car, en vérité, les injustes n'ont aucune chance de réussir. » S'adressant alors aux dignitaires, Pharaon dit : « Vous n'avez pas, que je sache, un autre dieu que moi ! Et toi, Hâmân, fais-moi cuire des briques et construis-moi une tour pour que je monte jusqu'au Dieu de Mûsâ ! Je suis certain que Mûsâ est un imposteur. » Pharaon et son armée se montrèrent, sans raison, pleins d'arrogance sur terre, pensant qu'ils ne seraient jamais ramenés vers Nous un jour ! » [1]

 

Al Qâdî Abû Bakr Ibn Al 'Arabî (rahimahu Llâh) a dit :  

 

« Ils (les anthropomorphistes / al mushabbihah) ont dit : « L'ensemble des gens croyant en l'Unicité d'Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) lèvent leurs mains vers les cieux et L'invoquent, et si Mûsâ n'avait pas dit à Fir'awn : « Mon Seigneur est dans le ciel », Fir'awn n'aurait pas dit : « Vous n'avez pas, que je sache, un autre dieu que moi ! Et toi, Hâmân, fais-moi cuire des briques et construis-moi une tour pour que je monte jusqu'au Dieu de Mûsâ ! Je suis certain que Mûsâ est un imposteur ! ». »

 

Quant à nous, nous disons : Vous mentez sur Mûsâ ('alayhi as salâm), il n'a jamais dit une chose pareille ! Cependant, votre conclusion montre bel et bien que vous êtes les adeptes de Pharaon, lui qui croyait que Le Créateur était concerné par les directions et qui a voulu monter vers Lui à l'aide d'une tour. Il vous félicite de vous trouver parmi ses disciples et il est certainement votre Imâm ! » [2]

 

Fin de citation.

 

Notes :

 

[1] Sourate 28 - Versets 36 à 39.

 

[2] Al 'Awâsim Min Al Qawâsim du Qâdî Abû Bakr Ibn Al 'Arabî.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 13:31

Allâh (ta 'âlâ) dit : « Puis, quand Mûsâ se présenta à eux, nanti de Nos signes évidents, ils s'écrièrent : « Ce n'est là qu'une magie forgée de toutes pièces ! Nous n'avons jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres. » Mûsâ rétorqua : « Mon Seigneur sait mieux que personne qui a reçu de Lui la bonne direction et qui aura le séjour éternel, car, en vérité, les injustes n'ont aucune chance de réussir. » S'adressant alors aux dignitaires, Pharaon dit : « Vous n'avez pas, que je sache, un autre dieu que moi ! Et toi, Hâmân, fais-moi cuire des briques et construis-moi une tour pour que je monte jusqu'au Dieu de Mûsâ ! Je suis certain que Mûsâ est un imposteur. » Pharaon et son armée se montrèrent, sans raison, pleins d'arrogance sur terre, pensant qu'ils ne seraient jamais ramenés vers Nous un jour ! » [1]

 

Al Qâdî Abû Bakr Ibn Al 'Arabî (rahimahu Llâh) a dit sur ce verset :  

 

« Ils (les anthropomorphistes / al mushabbihah) ont dit : « L'ensemble des gens croyant en l'Unicité d'Allâh (qu'Il soit glorifié et exalté) lèvent leurs mains vers les cieux et L'invoquent, et si Mûsâ n'avait pas dit à Fir'awn : « Mon Seigneur est dans le ciel », Fir'awn n'aurait pas dit : « Vous n'avez pas, que je sache, un autre dieu que moi ! Et toi, Hâmân, fais-moi cuire des briques et construis-moi une tour pour que je monte jusqu'au Dieu de Mûsâ ! Je suis certain que Mûsâ est un imposteur. ». »

 

Quant à nous, nous disons : Vous mentez sur Mûsâ ('alayhi as salâm), il n'a jamais dit une chose pareille ! Cependant, votre conclusion montre bel et bien que vous êtes les adeptes de Pharaon, lui qui croyait que Le Créateur était concerné par les directions et qui a voulu monter vers Lui à l'aide d'une tour. Il vous félicite de vous trouver parmi ses disciples et il est certainement votre Imâm ! » [2]

 

Et il y a consensus chez les savants des Ahl Us Sunnah que Allâh (ta 'âlâ) n'est pas concerné par le lieu et un quelconque attribut contingent. C'est ainsi que l'Imâm Muhammad Ibn Idrîs Ash Shâfi'î (rahimahu Llâh) a dit : « Lui (qu'Il soit exalté), existait sans lieu, puis Il créa le lieu, et Il est doué de l'Attribut de la Pré-éternité comme Il le fut avant d'avoir créé le lieu. Il n'est pas permis de L'attribuer du changement dans Son Essence, ni dans Ses Attributs. » [3]

 

Wa al hamdu li Llâhi Rabbi-l-'âlamîn.

 

Notes :

 

[1] Sourate 28 - Versets 36 à 39.

 

[2] Al 'Awâsim Min Al Qawâsim du Qâdî Abû Bakr Ibn Al 'Arabî.

 

[3] Ithâf Us Sâdat Il Muttaqîn de l'Imâm Muhammad Ul Murtadâ Az Zâbidî.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 10:45

 

http://www.deenfoundation.org.uk/data/images/madina.jpg



Voici une somme de ahâdîth tirés d'un chapitre du Muwattâ° de l'Imâm Mâlik (radiya Llâhu 'anhu) traitant du bon comportement :

 

 

Sayyidunâ Mu'âdh Ibn Jabal (radiya Llâhu 'anhu) a dit :  « Ce que  le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) m'a recommandé en dernier lieu, alors que je venais de mettre mon pied dans l'étrier, est : « Ô Mu'âdh Ibn Jabal ! Sois de bon caractère avec les gens ! ». »  [1]

On rapporta à Sayyidunâ Yahyâ Ibn Sa'îd
(rahimahu Llâh) que les Salaf avaient coutume de dire : « Grâce à son bon caractère, une personne peut-être considérée au même titre que celui qui passe la nuit en priant et de celui qui jeûne dans les journées de fortes chaleurs. » [2]

Ne pas se mêler de ce qui ne nous regarde pas :

Sayyidunâ 'Alî Zayn Ul 'Âbidîn Ibn Husayn Ibn 'Alî Ibn Abî Tâlib
(radiya Llâhu 'anhu) a rapporté que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « Il est du bon Islâm qu'un homme ne se mêle pas de ce qui ne le concerne pas. » [3]

Réconcilier les gens et être doux avec eux :

Al Imâm Yahyâ Ibn Sa'îd
(rahimahu Llâh) a rapporté qu'il a entendu l'Imâm Sa'îd Ibn Al Musayyab (radiya Llâhu 'anhu) dire : « Voulez-vous savoir quelle oeuvre est meilleure que la prière (surérogatoire) et l'aumône (surérogatoire) ? »

« Oui bien sur ! » lui répondit-on.

« Réconciler les gens entre eux et se méfier de l'animosité, car elle arrache tout. » [4]

Au sujet de la pudeur :

Al Imâm Sa'îd Ibn Talhah Ibn Rukânah
(rahimahu Llâh) a rapporté un hadîth dans lequel le Prophète (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « Toute religion a un caractère qui lui est propre, et celui de l'Islâm est la pudeur. » [5]

Au sujet de la colère :

Al Imâm Humayd Ibn 'Abd Ir Rahmân Ibn 'Awf
(rahimahu Llâh) a rapporté qu'un homme venant chez le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) lui dit : « Ô Messager d'Allâh ! Apprends-moi des mots qui me seront utiles dans ma vie, sans qu'ils soient nombreux, car je crains de les oublier. »

Il lui répondit : 
« Ne te mets pas en colère. » [6]

Sayyidunâ Abû Hurayrah
(radiya Llâhu 'anhu) a rapporté que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « L'homme ne tient pas sa puissance de sa force, mais il la tient par sa capacité à dominer sa colère. » [7]

Du comportement à adopter vis-à-vis des frères et soeurs qui suivent la Sunnah :

Sayyidunâ Abû Ayyûb Al Ansârî
(radiya Llâhu 'anhu) a dit que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « Il n'est pas toléré qu'un Musulman haïsse son frère en religion plus de trois nuits consécutives, et se rencontrant, que chacun se détourne de l'autre. Le meilleur parmi eux est celui qui prend l'initiative de saluer l'autre. » [8]

Sayyidunâ Anas Ibn Mâlik
(radiya Llâhu 'anhu) a rapporté que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « Ne vous prenez pas en aversion les uns les autres, ne vous enviez pas, ne vous fuyez pas les uns les autres, et soyez des serviteurs d'Allâh et fraternels entre vous. Il n'est pas toléré qu'un Musulman soit opposé à son frère plus de trois nuits consécutives. » [9]

Al Imâm Mâlik
(radiya Llâhu 'anhu) commenta le passage : « ne vous fuyez pas les uns les autres » en disant que cela traite du fait qu'un homme se détourne d'un autre.

Sayyidunâ Abû Hurayrah
(radiya Llâhu 'anhu) a rapporté que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « Méfiez-vous du doute [à l'égard d'un(e) tel(lle)] car le doute est un propos mensonger. N'espionnez pas les autres, ne soyez pas indiscrets ; ne rivalisez pas les uns avec les autres, ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, ne vous fuyez pas, et soyez les serviteurs d'Allâh. » [10]

Al Imâm 'Atâ° Ibn Abû Muslim Al Khurâsânî
(rahimahu Llâh) a rapporté que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « Serrez-vous les mains les uns les autres, toute hostilité se dissipera ; et échangez vous des cadeaux, toute aversion disparaîtra. » [11]

Sayyidunâ Abû Hurayrah
(radiya Llâhu 'anhu) a rapporté que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit : « Les portes du Paradis s'ouvrent tous les lundi et jeudi. Et l'on pardonne à tout serviteur Musulman qui n'associe rien à Allâh, sauf pour deux hommes qu'une rancune sépare, et l'on dira : « Attendez que ces deux hommes soient réconciliés ! Attendez que ces deux hommes soient réconciliés ! Attendez que ces deux hommes soient réconciliés ! ». » [12]

Fin de la sélection.

 

Qu'Allâh purifie nos coeurs, nous aide à suivre la Sunnah du Bien-Aimé (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) et perfectionne notre comportement à travers elle âmîn !

 

Notes :

 

[1] Hadîth n°1670.

 

[2] Hadîth n°1675.

 

[3] Hadîth n°1672.

 

[4] Hadîth n°1676.

 

[5] Hadîth n°1678.

 

[6] Hadîth n°1680

 

[7] Hadîth n°1681.

 

[8] Hadîth n°1682.

 

[9] Hadîth n°1683.

 

[10] Hadîth n°1684.

 

[11] Hadîth n°1685.

 

[12] Hadîth n°1686.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:24

 

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Al Imâm Al Bukhârî (rahimahu Llâh) rapporta d'après Sayyidunâ Abû Hurayrah (radiya Llâhu 'anhu) que le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) a dit :  

 

« Notre Seigneur (qu'il soit bénit et exalté) descend (yanzîlu) toutes les nuits au premier ciel durant le dernier tiers de la nuit, Il dit alors : « Qui M'invoque afin que Je l'exauce, qui Me demande afin que Je lui donne, qui se repent afin que J'agrée son repentir ? ». » [1]

 

 

Al Hâfiz Abû 'Umar Ibn 'Abd Il Barr (rahimahu Llâh) rapporta l'interprétation de ce hadîth de la part de l'Imâm Mâlik Ibn Anas (radiya Llâhu 'anhu) en ces termes : « Il est rapporté que Muhammad Ibn 'Alî Al Jabalî - et il est l'un des musulmans digne de confiance de Qayrawân - a dit : « Il m'a été rapporté que Jâmi' Ibn Sawâdah d'Egypte a dit : « Il nous a été rapporté d'après Mutarrif que Mâlik fut interrogé à propos du hadîth qui dit : « En vérité, Allâh (qu'Il soit exalté) descends du ciel jusqu'à la terre durant la nuit », Mâlik répondit alors : « C'est Son Ordre qui descends. ». ». ». » [2]

 

Al Qâdî Abû Bakr Ibn Al 'Arabî (rahimahu Llâh) a dit également sur ce hadîth : « Il est rapporté que les innovateurs ont rejeté ce type de ahâdîth, que les Salaf les laissaient tels qu'ils furent rapportés et que d'autres les interprétèrent ; et ma position est la dernière. La parole disant : « Il descend » fait référence à Ses Actes et non à Son Essence. Il s'agit en réalité d'une métaphore exprimant le fait que Ses Anges descendent avec Son commandement et Son interdiction. » [3]

 

Et Al Imâm Ibn As Sayyid Al Andalusî (rahimahu Llâh) a dit : « Les mujassimah [4] abordèrent « an nuzûl » littéralement, mais Allâh (qu'Il soit exalté) est bien au-dessus de ce que ces ignorants Lui attribuent ! Et les 'Ârifîn bi Llâh [5] sont unanimes sur le fait qu'Allâh ne se déplace pas, car le déplacement est un attribut des créatures ! » [6]

 

Wa Llâhu a'lam.

 

Notes :

 

[1] Al Jâmi' Us Sahîh de l'Imâm Al Bukhârî. Ce hadîth est également rapporté par Muslim.

 

[2] At Tamhîd du Hâfiz Ibn 'Abd Il Barr.

 

[3] Al 'Awâsim Min Al Qawâsim du Qâdî Abû Bakr Ibn Al 'Arabî.

 

[4] Al mujassimah (المجسّمة) sont des innovateurs attribuant un corps et des membres à Allâh. Les wahhabites en sont les représentants contemporains.

 

[5] Al 'Ârifîn bi Llâh (العارفين با الله) est un terme signifiant : les véritables connaisseurs d'Allâh. Il désigne les Saints qui sont l'élite des Gens du Tawhîd.

 

[6] Al Insâf de l'Imâm Ibn As Sayyid Al Andalusî.

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